GHOST MACHINE
Co-réalisation : Fabien Zocco,
Installation robotisée interactive, Seromoteurs, vérins électriques, arduino, circuits pcb, profilés aluminium, pâte plastique, Impressions 3d Polyamide, acier, capteurs sonar, tissue, 210 x 160 x 160 cm 2018.






Ghost Machine se présente comme un automate à générer des formes. Lorsqu’un ou plusieurs spectateurs l’approchent, un organisme robotisé met en mouvement un tissu qui le recouvre intégralement. De ce tissu en mouvement naissent des figures transitoires qui jaillissent, évoluent, se disloquent et disparaissent sur des rythmes qui varient au cours du temps. L’oeuvre instaure dès lors un fort rapport dialectique entre d’une part la structure mécanique complexe qui la meut et, d’autre part, le procédé simple proposé par ce tissu animé recouvrant cette même structure.

La variété des formes générées autorise une pluralité de lecture. L’objet peut tour à tour évoquer une créature zootechnique autant que le drapé animé d’une statue antique, ou encore un organe interne agité de spasmes incontrôlés. S’inspirant autant de l’Histoire de l’Art classique que de la notion d’informe chère à Robert Morris ou George Bataille, le projet s’emploie à requestionner ces données à l’heure de la robotique et de l’objet technique à comportement.

Ghost Machine se révèle avant tout comme une énigme, frappée du sceau de l’étrangeté. De quelle nature est-elle ? Machine célibataire sans fonction mais néanmoins fonctionnante ? Forme de vie organique science-fictionnelle née de la machine ?

Prototype de l’installation, 2018







Albrecht Dürer, Self-portrait, Study of a Hand and a Pillow (recto), Six Studies of Pillows (verso), 1493.



crédits :
Frédérick Largillière
: conception, ingénierie, robotique.
Christophe Gregório : conception, assemblage structure.
Charlotte Aubée : couture.

Projet lauréat du premier prix Pulsar, Fondation EDF. 2018.

Jonathan Pêpe. 2014-2018